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Les premières photographies du Japon en grand format à Leyde, mais pas en original

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À Leyde, l’exposition Licht over Deshima au Japanmuseum SieboldHuis raconte comment des chercheurs néerlandais et japonais ont introduit la photographie au Japon. De grands tirages remplacent les clichés fragiles du XIXe siècle.

Vue de Nagasaki, vers 1870–1875 ; cette photo n’est pas identifiée comme une pièce de l’exposition.
Vue de Nagasaki, vers 1870–1875 ; cette photo n’est pas identifiée comme une pièce de l’exposition. · Photo : Ueno Hikoma / Wikimedia Commons · domaine public · Image

La photographie rencontre le Japon sur Deshima au milieu du XIXe siècle. Des médecins et chercheurs néerlandais et japonais y expérimentent cette nouvelle technique. L’exposition Licht over Deshima retrace ces premiers échanges et est présentée au Japanmuseum SieboldHuis depuis le 25 septembre.

Elle se concentre sur les photographies antérieures à 1870. Les originaux ne sont pas accrochés : comme les premiers clichés sont fragiles, le musée expose de nouveaux tirages de haute qualité et des agrandissements. Le public peut ainsi voir les images au format d’exposition tandis que les tirages anciens sont préservés.

Les premiers appareils, techniques photographiques et manuels d’instruction sont arrivés au Japon par le comptoir commercial néerlandais. L’exposition a été réalisée avec les Bibliothèques universitaires de Leyde, la Nagasaki University Library et plusieurs musées et collections photographiques des Pays-Bas et du Japon.

Un groupe d’érudits japonais à Nagasaki, vers 1864 ; cette photo n’est pas identifiée comme une pièce de l’exposition.
Un groupe d’érudits japonais à Nagasaki, vers 1864 ; cette photo n’est pas identifiée comme une pièce de l’exposition. · Photo : Ueno Hikoma / Wikimedia Commons · domaine public · Image

Un livre du même titre accompagne l’exposition. Il a été préparé par Akiyoshi Tani, de l’Université de Tokyo, et Maartje van den Heuvel, conservatrice de la photographie à l’Université de Leyde et commissaire invitée. Le livre paraît en néerlandais, japonais et anglais.

Le dimanche 18 octobre, l’artiste Caroline Stroeks anime aussi un atelier séparé de sumi-e. Le musée décrit le sumi-e comme la « peinture à l’encre » : on peint à l’encre sur du papier de riz, sans pouvoir corriger un trait. Deux séances sont proposées, de 10 h 30 à 11 h 30 et de 13 h 30 à 14 h 30. Le matériel est fourni et aucune expérience n’est nécessaire. L’atelier coûte 19,50 €, hors entrée au musée.

Licht over Deshima est visible jusqu’au 28 février 2027 inclus. Le musée ouvre du mardi au dimanche, de 10 h à 17 h ; l’entrée adulte coûte 12 €. Les photos de Wikimedia Commons présentées ici sont des images historiques d’Ueno Hikoma, mais elles ne sont pas identifiées comme des œuvres de l’exposition.

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