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Les bâtisseurs de dolmens dans la collection archéologique du Drents Museum

Des découvertes dans les dolmens de Drenthe ouvrent un récit sur les premiers agriculteurs, les sépultures et la mémoire. Labyrinthia donne à cette préhistoire une place interactive.

Grandes pierres du dolmen D27 dans un cadre boisé près de Borger.
Dolmen D27 près de Borger. Ce monument se trouve hors du Drents Museum et sert ici d’image de contexte. Hein56didden / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · Source de l’image

On voit encore des dolmens dans le paysage de Drenthe. Les grandes pierres de D27 près de Borger, photographiées pour ce récit, se trouvent hors du Drents Museum à Assen. Le musée conserve plutôt les traces plus petites qui aident à comprendre les personnes à l’origine de ces monuments. Sa collection archéologique comprend des découvertes provenant de dolmens de Drenthe et datant d’environ 3500 à 3300 avant notre ère. Elles invitent à se demander comment vivaient les premiers agriculteurs et comment ils enterraient leurs morts. Paysage et objets racontent chacun une part différente de la même histoire.

La collection a commencé modestement : selon le musée, elle tenait encore dans une seule armoire du Musée provincial des antiquités en 1854. Les recherches et les fouilles l’ont ensuite enrichie. Elle comprend aujourd’hui notamment des os de mammouth, des vestiges néandertaliens, des pièces de monnaie, des bijoux et des objets d’usage courant. Tout ne date pas de l’époque des bâtisseurs de dolmens. La succession des périodes donne justement un contexte à la préhistoire de Drenthe : des humains occupaient la région bien avant la construction des premiers monuments funéraires agricoles et y ont vécu pendant des siècles après eux.

Façade historique du Drents Museum sur une place à Assen.
Une ancienne vue de la façade avant du Drents Museum à Assen. Chris Booms / Rijksdienst voor het Cultureel Erfgoed / Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0 · Source de l’image

Les objets trouvés dans les dolmens ne livrent pas un récit direct de la vie de leurs bâtisseurs. Ils demandent une interprétation : que dit un objet d’un rituel quotidien, et que dit-il d’un enterrement ? Le musée demande comment les bâtisseurs des dolmens commémoraient les morts et pour qui les tumulus avaient été élevés. Le regard se déplace ensuite vers l’âge du bronze. Des objets déposés dans un tumulus à Drouwen renseignent sur des différences de statut. L’archéologie ne classe donc pas seulement des pierres et des dates ; elle cherche à comprendre les choix des humains.

Dans Labyrinthia, présentation permanente de la collection du Drents Museum, archéologie, art et histoire se rejoignent dans quinze salles. Le site du musée décrit des éléments interactifs qui évoquent un paysage préhistorique. Les visiteurs peuvent toucher des tessons de l’époque des bâtisseurs de dolmens et découvrir les techniques des chasseurs de mammouths. Le passé lointain devient plus proche, sans que les découvertes originales soient présentées comme des objets à manipuler. Le musée ne précise pas quels objets provenant des dolmens sont exposés le 16 octobre.

La Fille d’Yde appartient elle aussi à la collection archéologique et figure parmi les pièces majeures de Labyrinthia selon le musée. Son histoire mérite un portrait d’objet distinct et soigneux ; elle reste ici une partie du tableau d’ensemble. La collection montre aussi pourquoi les découvertes dans les tourbières sont particulières : de fragiles restes organiques ont pu y être conservés. Outre la jeune fille, le musée cite notamment la pirogue de Pesse et d’anciennes roues en bois. Ensemble, ils élargissent l’image de la préhistoire au-delà des seuls dolmens.

Labyrinthia est tout sauf une rangée silencieuse de vitrines. Le musée utilise le son, les images animées et des espaces sombres. Il avertit lui-même que la stimulation sensorielle y est très forte, un renseignement utile pour les personnes vite surchargées. Une grande partie du musée est accessible par ascenseur, mais une partie du bâtiment classé l’est moins. Des fauteuils roulants, déambulateurs et tabourets pliants sont disponibles ; le musée recommande de réserver les deux premiers à l’avance. L’approche interactive peut séduire les familles, à condition que les parties sombres et animées leur conviennent.

Le Drents Museum se trouve au Brink 1, 9401 HS Assen et ouvre, selon ses horaires ordinaires, de 10 h à 17 h le vendredi 16 octobre. À la caisse, on ne peut payer que par carte bancaire ou de crédit. L’exposition Angkor – Het mysterie van Cambodja commence le 17 octobre.

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